L’éboulement tragique de la décharge de Dar-Es-Salam survenu ce dimanche aux environs de 2h du matin, reste l’une des plus graves catastrophes environnementales et humaines de l’histoire récente de la capitale guinéenne.
Selon le gouvernement, au moins 30 morts, 6 blessés graves et 16 blessés légers ont été extirpés des décombres.
De nombreuses habitations situées au pied de la montagne d’ordures ont été complètement ensevelies sous une masse de déchets et de boue après de fortes pluies.
Des dizaines de familles se sont retrouvées sans abri, contraintes d’évacuer en urgence la zone déclarée à haut risque.
Exploité depuis des décennies sans gestion moderne, le site de Dar-Es-Salam accumulait des millions de tonnes de déchets non traités en hauteur.
La rareté des logements à Conakry a poussé de nombreux habitants à s’installer directement à la lisière et sur les flancs de la décharge.
Les pluies torrentielles ont alourdi la masse d’ordures, provoquant un glissement de terrain brutal.
Ce drame a mis en lumière la vulnérabilité des populations face à l’urbanisation non maîtrisée et à l’urgence de la gestion des déchets solides dans la capitale.
Ibrahima Sory Soumah









